Il est des romans que l'on referme à regret, comme on quitte un endroit où l'on se sentait merveilleusement bien.
Journal d'un libraire qui ne croyait plus aux histoires est de ceux-là.
Dès les premières pages, je me suis laissée emporter par cette histoire pleine de charme et d'humanité. J'ai tout aimé : l'intrigue, les personnages, cette librairie qui devient peu à peu un refuge, mais aussi cette vie de village dépeinte avec tant de justesse. Rien ne semble forcé, rien ne sonne faux. Les petits riens du quotidien, les relations humaines, les personnalités de chacun composent un univers profondément vivant et attachant.
Mais ce qui m'a peut-être le plus séduite, c'est cette impression de ne plus être une simple lectrice. Au fil des chapitres, j'avais le sentiment de connaître les habitants, de partager un peu de leur quotidien, de pouvoir pousser la porte de cette librairie et m'attarder entre ses rayonnages.
Et puis, inévitablement, arrive la dernière page…
Je l'ai tournée avec une pointe de nostalgie, presque à contrecœur. Non pas parce que l'histoire m'avait laissée sur ma faim, mais simplement parce que je n'avais aucune envie de quitter cet univers et ceux qui le peuplent.
C'est peut-être cela, finalement, la magie des belles histoires : nous faire oublier, le temps de quelques pages, que nous ne sommes que de passage.
Alors, qui sait ? Peut-être aurons-nous un jour le bonheur de retrouver cette librairie et ses habitants au détour d'un nouveau roman.
Pour ma part, je n'attends qu'une chose : pouvoir en pousser à nouveau la porte.

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