Accéder au contenu principal

L'HEURE DU RAPACE - BENZ, Christian

 

1955 - Un timbre à la valeur inestimable est escamoté lors de l'attaque du Bordeaux-Irun.
1975 - Paris, rue du Faubourg Saint-Antoine. Un intermédiaire anonyme pousse la porte de l'ARE (Agence de Renseignements et d'Enquêtes) de Christel Raynal Josselin de Beaufort de San Marin, Joss pour les intimes. Un aristo dans l'imperméable d'un privé ? Why not ? Le collet monté et la pompe ce n'est pas son truc au nobliau. Foin des études d'avocat, traquer le gros poisson lui sembla une activité bien plus en rapport avec son pedigree... et ses talents. Il lui faut de l'action.
Nanti d'une droite de boxeur universitaire, d'un humour distingué de cavaleur de jupons et d'une puissante Delahaye 135 l'aventure peut sonner. Il est prêt pour démêler une nouvelle embrouille: rallier Zurich pour enfourner le fameux timbre.
Mais pourquoi seulement retrouver le timbre disparu ? Ceci est tout juste un hors-d'oeuvre alors que Joss est mort de faim.
Qui avait volé le timbre, pourquoi, comment ? À l'heure des comptes, il va en avoir pour son argent. Surtout en débarquant au fin fond du Minnesota après avoir déboulonné un mystère germé sous l'occupation, un monument à base de gentils industriels politiquement introduits et de vilains parrains de la mafia italienne.

La quatrième de couverture est alléchante, la première rigolote. Je m'attendais à me retrouver dans un mystère à la sauce Nestor Burma. D'autant que nous naviguons dans un monde très peu sollicité dans la littérature : la philatélie et ses petits bouts de papier qui valent très, très chers. Qu’avons-nous ? Une attaque de train à la mode far west : le train entre sous un tunnel et en sort amputer des derniers wagons. Bilan du holdup : des voyageurs dépecer de leurs bijoux, une valise et un timbre rare disparus, un mort et des voleurs volatilisés sans laisser de trace. Là, nous sommes en 1955 et la police ne procède à aucune arrestation. Vingt ans plus tard, un homme se présente à l’agence de notre détective au nom à rallonge et imprononçable. Son contrat : racheter, quoiqu’il en coûte, le timbre volé lors d’une vente aux enchères. Seule condition à ce contrat : ne pas chercher à comprendre le pourquoi du comment. C’est mal connaitre notre détective qui se lance dans la recherche de la vérité.

Voilà pour le topo. Pour le reste, et bien, je me suis ennuyée à mourir. Cela vient déjà, pour ma part, du style de l’écriture. C’est fruste, inélégant, à la limite de l’irrévérencieux. C’est le langage des petites frappes des cités, si je puis dire. Cela m’a beaucoup déranger, l’argot, ce n’est pas pour moi. L'enquête en elle même, c'est beaucoup de tours et de détours pour arriver à une fin tellement emberlificotée et confuse, que je n'en garde aucun souvenir. Beaucoup de choses se télescopent : la collaboration en temps de guerre, les timbres, la mafia, le cirque... Bref, peut être aurait il fallu alléger un peu tout cela pour la lecture reste cohérente et intéressante.

 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

1873 - GRUNEWALD, Franck

1873: Samuel Colt vient de sortir ses tout nouveaux revolvers Single Action Army, plus faciles et rapides à recharger que les terribles revolvers à poudre noire. La bande à Burke, armée de ces nouveaux modèles écume le Colorado. Mais la dernière attaque de diligence, trop sanglante et violente, oblige les sheriff du coin à pourchasser la bande. Seule porte de sortie, le Wyoming. Désert et sauvage, le territoire est un espace de liberté où ils s'empressent de s'établir ... à leur manière.    La couverture est magnifique, la quatrième de couverture alléchante, et l'intérieur.... Franchement, je m'attendais à mieux. Vu la couverture, je me voyais chevauchant un fier destrier, dans les plaines américaines afin d'échapper à des shériff très en colère qui ne rêvaient que de me trouer la peaux avec leur colt. Bref un bon western à la John Wayne, Clint Eastwood. Et bien que nenni. S'il y a poursuite, elle arrive au dernier chapitre. Tout le temps de la lecture, je ...

CHRYSIS - FERGUS, Jim

Point de départ du dernier roman de Jim Fergus, "Orgie", tableau peint par Gabrielle "Chrysis" Jungbluth vers 1925. Peintre née en 1907 et décédée le 3 mai 1989. J'ai découvert l'auteur, il y a des années, à travers son magnifique roman "Mille femmes blanches" ; un roman qui mélangeait habillement le réel et l'imaginaire. A travers Chrysis, nous retrouvons cette ambiance : la vérité se voile de fiction avec beaucoup d'habileté. Ce livre raconte l'histoire de ce tableau. Le roman débute en 1916 avec le départ de Bogey pour les champs de bataille européens. Engagé dans la légion étrangère, il devient le "courrier cow boy", se jouant des lignes ennemies pour porter ses messages. En 1925, à Paris, Gabrielle "Chrysis" Jungbluth, âgée de 18 ans, entre à l’atelier de peinture des élèves femmes de l’École des beaux-arts. Elle va travailler sous la coupe du professeur Jacques Ferdinand Humbert. Celui ci fut le p...

LES VEUVES DE MALABAR HILL - MASSEY, Sujata

La première avocate de Bombay mène l'enquête Années 1920, Inde. Perveen Mistry vient de rejoindre le cabinet d'avocats de son père, devenant la toute première femme avocate en Inde, un statut qui ne manque pas de faire débat. Mais quand un meurtre est commis dans une riche maison musulmane pratiquant la purdah (séparation stricte des femmes et des hommes) elle est la seule à pouvoir mener l'enquête. En effet, les seules survivantes - et potentielles témoins du crime - sont les trois veuves du riche marchand, vivant recluses dans une partie de la maison interdite aux hommes. Seule Perveen peut comprendre ce qui s’est réellement passé à Malabar Hill ... Une enquête passionnante, qui nous plonge au cœur de la société indienne du début du XXe siècle et de la place qu'y occupent les femmes. "Perveen Mistry a tout pour plaire, dont une propension peu surprenante - mais résolument bienvenue - à se fourrer dans les affaires des autres. C’est un véritab...