vendredi 14 mars 2014

LA VOLEUSE DE LIVRES

D'après le best seller de Marcus ZUSAK

Revue de presse

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C'est le roman que les jeunes Américains s'arrachent ces temps-ci : La Voleuse de livres. Dans cette histoire de bruit et de fureur - elle se déroule dans l'Allemagne nazie -, le lecteur est transporté à Molching, non loin de Dachau. La Mort est la principale narratrice. L'auteur l'a voulue pince-sans-rire - "Je n'ai pas de faux, ni de faucille", précise-t-elle - et omniprésente...
Ironique et paradoxal, mais jamais choquant, La Voleuse de livres appartient à ce genre hybride d'ouvrages destinés à la fois aux adolescents et aux adultes - d'où sa parution simultanée en jeunesse et au rayon adulte. 


Cela en fait une sorte de roman universel et "global" : traduit en 20 langues, ce livre connaît un grand succès en Australie, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Les phrases sont courtes, l'écriture enlevée, les ruptures dans le récit nombreuses. Et malgré un ton parfois presque détaché à l'évocation des événements de l'Allemagne nazie, rien n'est jamais trouble. Avant toute chose, La Voleuse de livres célèbre l'amour de la lecture, les liens familiaux, la solidarité humaine. De quoi attendrir la Mort elle-même. (Johanna Luyssen - Le Monde du 6 avril 2007)
La Seconde Guerre mondiale vue à travers les yeux d’une enfant : c’est ainsi que le réalisateur Brian Percival raconte la trajectoire de la petite Liesel, dont la vie est bouleversée par la Grande Histoire. Alors que la plupart des films sur la guerre évoque l’occupation allemande dans d’autres pays, La voleuse de livres préfère se concentrer sur l’Allemagne elle-même, au cœur d’une petite ville où le nazisme est partout.
Discours prônant la grande Allemagne, chants hitlériens à l’école, portraits d’Adolf Hitler dans les salles de classe…Rien n’est épargné au public pour qu’il comprenne toutes les méthodes d’endoctrinement mises en place à l’époque. Des reconstitutions d’événements historiques comme la Nuit de Cristal montrent la gravité de la politique nationale, alors que défendre une personne en difficulté met en danger sa vie et celle de sa famille. Jusqu’à un autodafé où, poussée par la ferveur populaire, Liesel elle-même brûle sans hésiter l’un de ses précieux livres.