samedi 24 juin 2017

VIENS MOURIR AVEC MOI - SANDER, Karen

Dusseldorf. Une avocate est retrouvée sauvagement assassinée chez elle. Le meurtrier a glissé une minuscule poupée nue dans le ventre de sa victime, comme un message à déchiffrer. Ce modus operandi n'est pas sans rappeler une récente affaire au commissaire Georg Stadler, qui sollicite l'aide de Liz Montario, psychologue et profileuse reconnue. Liz accepte de collaborer. Mais très vite, elle devient la cible de menaces et de lettres anonymes émanant de quelqu'un qui en sait apparemment long sur elle. Lorsqu'une de ses amies subit le même sort que les précédentes victimes, Liz doit se rendre à l'évidence : l'homme qui la poursuit et le tueur recherché sont une seule et même personne.Un thriller vertigineux, best-seller en Allemagne, qui révèle un duo à suivre.

Ce livre je l'ai découvert grâce à l'action "Masse critique" du site 
et bien sur, grâce aux Editions Albin Michel qui nous a offert l'exemplaire.

Je n'ai qu'un mot à dire : MAGNIFIQUE.  A lire absolument.
Tout commence par un crime odieux : une avocate, transsexuelle opérée, est retrouvée sauvagement assassinée de  36 coups de couteaux. Et comme si cela ne suffisait pas, le tueur lui a glissé un poupon dans le ventre pour bien montrer qu'elle n'était qu'une fausse femme. Notre commissaire, que j'adore, repense à une autre affaire où un transsexuel, non opéré, a été tué sauvagement de nombreux coups de couteaux. Ni une ni deux, Georg Stadler pense immédiatement à un tueur en série mais ne connaissant pas grand chose à ce genre de tueur, il fait appel, en catimini, à une profileuse reconnue Liz, ou plutôt Elisabeth Montario. Et voilà notre équipe en piste.
Alors, ne nous voilons pas la face, si on fait bien attention aux indices distillés au début du livre, on pressent très rapidement la solution. Mais, et c'est cela qui me fait dire MAGNIFIQUE, on est entrainé dans un labyrinthe d'indices, de suspects, de retournement de situation qu'il nous reste toujours un doute. C'est un polar qui se lit très rapidement tellement on est pris dans ce tourbillon de crimes plus sanglants les uns que les autres, sans que pour autant on tombe dans le voyeurisme et la surabondance d’hémoglobine. Georg, qui est un quinquagénaire, se sert de sa tête et cela nous permet de suivre son raisonnement et d'arriver, parfois, aux mêmes conclusions que lui. Liz, femme solide mais tellement fragile en même temps, nous entraine doucement mais surement dans la tête de ce tueur sadique, pervers mais tellement malin. 
Tous les personnages ont leur importance, même les seconds rôles, leur psychologie nous les rend si humain que l'on a l'impression que cela pourrait être notre voisin.
Nous sommes entrainés bien malgré nous dans un jeu de piste macabre mais Oh combien captivant. Enfin malgré nous... Un premier opus largement réussit et j'attends la suite avec impatience.