jeudi 23 mars 2017

NUIT - MINIER, Bernard

NUIT de tempête en mer du Nord.
Secoué pas des vents violents, l’hélicoptère dépose KIRSTEN NIGAARD sur la plate-forme pétrolière.
L'inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d'une technicienne de la base off-shore.
Un homme manque à l'appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de MARTIN SERVAZ.
L'absent s'appelle JULIAN HIRTMANN, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années.
Et étrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît. Suivi, épié.
Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d'un enfant. Au dos, juste un prénom: GUSTAV
Pour Kirsten et Martin, c'est le début d'un voyage terrifiant. Avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis.
Ce livre est la suite de Glacé, que bien sûr, je n'ai pas lu. Afin de rattraper mon ignorance, j'ai visualisé la série qui est passée à la télévision. Série qui m'a moyennement convaincue mais qui m'a incitée à lire le dernier Minier. Je suis assez mitigée quant au ressenti. Je ne peux pas dire que je me suis ennuyée, mais je ne peux pas dire non plus que cela m'a passionnée. Au vu des critiques et de la quatrième de couverture, je m'attendais à autre chose. Une sorte de chasse à l'homme entre la Norvège et la France, un stress qui monte au fur et mesure de ma lecture.
Les premiers chapitres, la découverte du crime et la recherche de l'auteur ; ça, ça va. Après on retrouve Servaz qui se fait tirer dessus et qui passe des mois dans le coma. Nous aussi, on passe trop de temps dans cet état léthargique. Ça ne sert à rien, ça n'apporte pas grand chose mais surtout ça casse le rythme. Et c'est comme cela tout le long. Chaque fois que l'action est lancée, elle est stoppée net par les problèmes familiaux et personnels de Servaz, par des piqûres de rappel des précédents romans.
Du coup on se retrouve, non pas à une chasse à l'homme, mais plutôt à une sorte de chasse au trésor, un jeu de piste qui on le devine tout de suite se terminera pas un face à face entre Servaz et Hirtmann.
Par contre, ce que l'on ne devine absolument pas, c'est le troisième protagoniste. Là, chapeau bas Monsieur Minier. Si tout le livre avait été sur ce style, il nous aurait happé dès la première page pour ne nous lâcher qu'à la dernière.
A découvrir pour les adeptes...