jeudi 16 février 2017

LA CONFRÉRIE DU CORBEAU - TREMAYNE, Peter

Irlande, 671 avant J.-C. C'est le début de la saison estivale et le royaume de Muman se prépare à célébrer la grande foire de Cashel. Pour une fois, les circonstances permettent à Fidelma et Eadulf de profiter des festivités... Mais les préparatifs prennent une tournure fatale quand un chariot est incendié. L'enquête de Fidelma et de son compagnon les entraîne jusque dans les marais d'Osraige, d'où l'abbaye de Cainnech tire son origine sanglante, et sur les traces d'une mystérieuse confrérie. Ils devront faire face à un danger mortel et invisible avant de pouvoir soigner le mal qui frappe le royaume en son sein.

Une nouvelle enquête au cœur de la société irlandaise médiévale menée par Fidelma de Kildare, sœur du roi de Muman et avocate au tribunal des brehons.
Et voici le dernier né de la collection "Sœur Fidelma". Je retrouve avec plaisir cette enquêtrice qui se démaine dans une époque très mouvementée. Elle doit faire face à une confrérie qui veut restituer une ancienne croyance. C'est à nouveau l'occasion de découvrir les us et coutumes d'une Irlande médiévale prisonnière de ces carcans religieux.
Car c'est cela qui fait le charme de cette série. Il en va de même lorsque l'on retrouve le juge Ti. La base est toujours la même et le crime ne sert que de fil rouge à l'histoire. A travers ce crime, nous évoluons et découvrons l'histoire du pays et son évolution aux rythmes des saisons. Nous avons commencé avec Fidelma simple sœur et nous la retrouvons brehon rendant justice à travers tout le pays. Nous faisons connaissance avec les différentes couches qui constituent cette société irlandaise. Les mœurs, les conditions de vie y sont très bien reproduites et nous évoluons sans problème dans ce monde grâce à une écriture simple, des personnages attachants (ou pas), dans des paysages sauvages. L'enquête en elle même est simple, pas du tout sophistiquée. Ce qui fait vraiment le plus de cette série, c'est le côté historique.
C'est une lecture simple, agréable et rapide. Et j'attends toujours avec impatience de retrouver cette sœur qui n'a pas sa langue dans sa poche, ni ses yeux.