lundi 24 octobre 2016

LE COLPORTEUR MAGNIFIQUE - CHEF, Frédéric

Au cours de l’été 1876, Robert Louis Stevenson (qui n’est pas encore le célèbre romancier de L’Île au trésor) part à l’aventure sur les rivières et canaux du Nord avec son ami Walter Simpson. Les deux sportsmen ambitionnent de relier Anvers à Compiègne en canoë. Une sacrée escapade qui est aussi un riche voyage « intérieur » pour le jeune écrivain, affamé d’indépendance et confronté à des péripéties, à des lieux, à des personnages grandeur nature…
En 2011, Frédéric Chef s’est élancé sur les traces de ce colporteur magnifique qui professe que « le dehors guérit ». Il rejoint ainsi le fantôme de Stevenson en marchant ou en pagayant à ses côtés. Et, poursuivant son enquête jusqu’en forêt de Barbizon, il y respire l’air de la bohème artistique de son mentor.
Illustrations inédites de Daniel Casanave

D'abord je tiens à remercier le site Babelio et Weyrich Edition pour cette découverte. Cela m'embête toujours lorsque l'on m'offre un livre de devoir dire du négatif sur cette lecture. Mais bon, ce sont les règles. 
Ce qui est embêtant avant une quatrième de couverture c'est qu'elle est là pour vous attirer et vous faire acheter ce livre plutôt qu'un autre. J'ai été très emballée en lisant la quatrième de couverture de ce livre. Stevenson, l'auteur de l'Ile au trésor et L'Étrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde nous a laisser un souvenir impérissable. Je pensais que Frédéric Chef refaisait le chemin réalisé par Stevenson et Simpson en 1876, qu'il allait nous faire revivre cette épopée immortalisée par le livre "En canoë sur les rivières du Nord". Alors, effectivement, Frédéric Chef a refait ce trajet mais au lieu de nous faire rêver, il se contente de nous décrire ce qu'il voit : des usines, du béton... On se doute que les paysages ont changé et qu'il n'allait pas retrouver les principaux acteurs de cette épopée. Mais de là a nous relater ces changements à la façon d'un catalogue pendant 198 pages... La comparaison des lieux à des époques si différentes nous plonge dans l'absurdité de l'envie de l'homme de conquérir son environnement. L'Homme détruit et saccage des lieux magnifiques.
Heureusement, nous retrouvons Stevenson à chaque début de chapitre car l'auteur reprend quelques lignes de celui ci afin de nous situer les lieux. Le parallèle des deux écrits ne joue pas en la faveur de Chef.
Franchement, je n'ai ni retrouvé le fantôme, ni respiré l'air de la bohème artistique de Stevenson. Le point positif de ce livre sont les illustrations de Daniel Casanave. Cela rond la monotonie de ce récit et y ajoute une touche d'humour.