jeudi 6 octobre 2016

JE SUIS DE CELLES QUI RESTENT - PECASSOU, Bernadette


Alors qu'elle vient de perdre brutalement son mari, Alice reçoit un mystérieux colis à l'attention de celui-ci : un magnifique briquet. Or Michel ne fumait pas. Que lui cachait cet homme dont elle partageait la vie et qui avait coupé les ponts avec sa famille ? Subitement seule et dévastée, Alice va mener l'enquête sur ses terres du Sud-Ouest que le couple avait abandonnées pour la trépidante région parisienne. Et c'est peut-être là, dans ce pays lumineux aux valeurs éternelles, qu'elle trouvera non seulement des réponses, mais aussi la paix. A l'heure d'Internet et de la mondialisation, Bernadette Pécassou nous entraîne de sa plume vive et authentique sur le chemin des origines pour nous réconcilier avec ce besoin d'ancrage, plus que jamais essentiel.

Bernadette Pecassou a écrit des histoires inoubliables portées par des femmes tout aussi inoubliables. Des portraits féminins qui permettent de retrouver sa dignité de femme. Chaque sortie d'un de ses livres est un évènement pour moi. J'adore cette auteure qui sait si bien capter notre attention et nous attirer dans son histoire.
Mais, bon... là... C'est loupé. Un échec.
L'histoire présentée dans la quatrième de couverture est très intéressante : un secret familial qui ressurgit au moment du décès. La quête de ses origines, bref des thèmes qui nous interpellent. Oui, mais voilà... La découverte du secret tient en dix lignes, la quête est plus métaphysique que réelle. Mis à part faire de la pub pour le site "Le Bon C...", ce livre n'apporte rien. Même pas un bon moment de lecture.

Alice se retrouve seule devant la tombe de son mari. Aucun autre membre de la famille n'a fait le déplacement. Ni ses enfants, ni frères et sœurs. A ce niveau, on se dit que le secret familial qui plane sur cette famille doit être très, très grave. Alice broie du noir et déprime, ce qui est normal compte tenu de la situation. Et voilà qu'arrive un colis adressé à son mari décédé. Pendant 2 pages, on suit Alice qui reste à fixer ce colis assise dans sa cuisine.  Bon, on a qu'une envie : éteindre l'ordinateur que semble hypnotiser Alice et la secouer pour qu'elle se mette à bouger. De plus, on se retrouve empêtrer dans l'histoire de Juliette, la fille d'Alice, qui doit partir occuper un poste à Hong Kong. Tout se mélange sans se fixer.
C'est ennuyeux à mourir. Seul point positif de ce livre : la couverture qui est magnifique et lumineuse. On n'arrive même pas à relier la couverture avec le récit. Qui est cette jeune femme qui semble inquiète derrière sa vitre ? Et bien vous ne le saurez pas en lisant ce récit.