mercredi 13 juillet 2016

BELGRAVIA - FELLOWES, Julian

Le 15 juin 1815, le bal devenu légendaire de la duchesse de Richmond réunit à Bruxelles tous les grands noms de la société anglaise. La plupart des beaux officiers présents ce soir-là périront quelques heures plus tard sur le champ de bataille de Waterloo, faisant de cette réception l'une des plus tragiques de l'histoire. Mais cette nuit va aussi bouleverser le destin de Sophia Trenchard, la ravissante fille du responsable de l'intendance du duc de Wellington. Vingt-cinq ans plus tard, les Trenchard, en pleine ascension sociale, se sont installés dans le nouveau quartier de Belgravia et pensaient laisser derrière eux ces terribles événements. Mais dans un monde en mutation où l'aristocratie côtoie désormais la classe émergente des nouveaux riches, certains sont prêts à tout pour que les secrets du passé ne menacent pas leurs privilèges...Amours contrariées, intrigues entre classes sociales, sans oublier le rôle des domestiques : on retrouve dans ce roman tout le talent et le charme de l'auteur de Downton Abbey.

Et voilà, s'il n'y avait qu'un livre à lire cette année... ce serait celui ci. Oh, je vous arrête tout de suite : je ne suis absolument pas romans à l'eau de rose, le genre je t'aime moi non plus. Et ce n'est pas parce que la quatrième de couverture fait allusion à une histoire d'amour que nous tombons dans le mélodrame. Déjà, comme il est mis sur le bandeau de la première couverture, Julian Fellowes est le créateur de la série Downton Abbey. Je ne sais pas si vous connaissez, mais, pour ma part, j'ai littéralement fondu de bonheur devant cette série.
Initialement, Belgravia a été édité sous forme d'une saga en 11 épisodes à découvrir chaque semaine avant d'être regroupé en un seul livre. J'ai téléchargé le premier livret car il était proposé gratuitement. Et là, tout comme la série, la magie a opéré. Il faut savoir que Belgravia, c'est un des quartiers les plus somptueux de Londres. 
L'histoire débute le 17 juin 1815 à Bruxelles. Nous sommes à la veille de la bataille de Waterloo, mais ça personne ne le sait, et la duchesse de Richmond organise son bal où toute la haute société se doit d'être. Sophia Trenchard a réussi à obtenir trois invitations et va pouvoir afficher son amour pour Edmund, futur comte de Bellasis. Sauf que la famille Trenchard ne fait pas parti de la haute société : James, le père, est un nouveau riche, commerçant parti de rien qui a su développer son affaire au point de faire fortune. Mais voilà, c'est un grossier personnage qui rêve d'atteindre les hauts sommets de la société mais qui aux yeux de tous n'est et ne restera qu'un commerçant, un parvenu. 
Voilà, ça c'est le côté fleur bleu du roman car après, nous nous retrouvons transporté dans un autre monde, une autre époque. Tout y est : l'ambiance, la reconstitution historique, les vêtements, les intérieurs des maisons bourgeoises, la lutte des classes, la malchance d'être né le deuxième, la lutte à l'héritage ou tout simplement pour la survie. Tout y est décrit sans complaisance mais avec un tel réalisme. L'écriture est fluide, vivante voire addictive. 
Comme il est dit dans la pub qui passe à la radio, c'est la saga de l'été. Un livre a dévoré sur la plage à l'abri du parasol, sinon gare aux coups de soleil. 
Je pense que je vais poursuivre la découverte de cet auteur.