dimanche 1 mai 2016

STEAMBOAT - JOHNSON, Craig

Plongé dans la lecture du Chant de Noël de Dickens, le shérif Walt Longmire voit surgir à la porte de son bureau une jeune femme élégante, cicatrice au front et mille questions en tête à propos de son passé et de l’ancien shérif, Lucian Connally. Mais impossible pour le vieil homme de se rappeler cette femme jusqu’à ce qu’elle prononce le nom de “Steamboat”. Tous replongent alors dans les souvenirs du Noël 1988 : une tempête de neige apocalyptique, un accident de la route meurtrier, et un seul moyen d’intervenir, un bombardier datant de la Seconde Guerre mondiale appelé “Steamboat” et que Lucian est seul capable de piloter.
Dans la lignée des nouvelles de Noël de Craig Johnson, ce roman nous entraîne dans le passé de Walt Longmire et nous fait revivre son premier Noël épique en temps que shérif. Un exercice de haute voltige qui défie le temps et les souvenirs.

Voici le dernier Longmire, notre shérif adoré du Wyoming. Mais là, pas d'enquête mais une grande aventure humaine avec un grand H. Une formidable aventure qu'on aimerait rencontrer plus souvent dans notre monde fait d'égoïsme, d'indifférence, d'individualime.
C'est un récit court, plus une nouvelle qu'un roman. Nous retrouvons Walt quelques mois après son élection au poste de shérif. Nous le retrouvons, une fois de plus, en pleine tempête de neige. Un terrible accident de voiture : 3 morts, une survivante. Une petite fille de 9 ans entre la vie et la mort, grièvement brûlée sur tout le corps qu'il faut évacuer de toute urgence sur Denver. Toutes les routes sont coupées, le blizzard est tel que plus rien ne peut voler. Plus rien... Sauf un authentique B25 de la seconde guerre mondiale qui a participé au Raid de Doolittle. Un avion, non une ruine mais cela n'est pas grave puisque Walt a le pilote : Lucian Connally. Se met alors en place une formidable chaine humaine pour sauver cette petite fille et défier les éléments météorologiques apocalyptiques.
Magnifique hymne à la vie, à la solidarité, ce livre se lit d'une seule traite. De plus, le rappel historique de ce raid complètement dément pour l'époque rend un vibrant hommage à ce groupe de pilotes encore plus fous que les kamikazes japonnais.
En un mot, magnifique.