lundi 22 février 2016

LES PARADIS DU FOU - Muriel Roland-Darcourt

« Les Paradis du Fou », ou les élucubrations d’un type, Lazare Verne, qui vient d’apprendre sa mort prochaine. Gonflé de rage quant à sa condition de défunt imminent à laquelle il n’est pas préparé et qu’il a du mal à accepter, il décide de tout quitter pour aller mourir ailleurs, sur une autre planète, et il va en découvrir plusieurs. Des qui n’existent pas. Des qu’il imagine. Des qui sont bel et bien réelles. Enfin tout ça, tout ce qu’on croit connaître, ce qu’on avait envisagé, ce qu’on avait cru possible, ce qu’on nous avait enseigné et qui se révèle être autrement, au-delà de toute logique humaine, aux confins de l’espace ou juste à portée de nous à l’intérieur de notre propre cerveau.



Les paradis du fou ou les élucubrations complètement déjantées d'un homme condamné par la maladie et qui souhaite vivre ses derniers instants en "emmerdant" ceux qui ont la chance de rester vivant. 
Je suis embêtée car je n'ai pas aimé le livre mais, en même temps, je n'ai pas pu m'empêcher de tourner les pages afin de connaitre la suite. 
Nous entrons dans les délires paranoïaques d'un type qui en veut à la terre entière car lui va mourir. Nous entrons dans un esprit qui ne fait plus la différence entre la réalité, les rêves, les délires. Tout un panel de sentiments se succèdent : la colère, l'incompréhension, la frustration, la manipulation. On se retrouve dans des endroits aussi insolites qu'improbables, toujours en plein délire si bien que l'on ne sait si on doit rire, pleurer ou envoyer valdinguer ce livre. C'est ce paradoxe qui m'a fait tenir jusqu'au bout : savoir jusqu’où la folie peut emmener un esprit fragilisé. 
Pour ma part, cette lecture n'a pas du tout été une partie de  plaisir. Trop de divagations, de situations grotesques sans queue ni tête. C'est dommage car la quatrième de couverture présentait cette lecture comme distrayante.
Pourtant, et c'est mon plus gros regret, la question de fond posé par ce roman est tout à fait intéressante : comment réagirions nous face à notre mort annoncée. Tout comme Lazarre, je péterais un plomb et en voudrais à la terre entière. Mais là s'arrête mes élucubrations.